Le temps de la maturité
Philippe quitte la capitale pour Neauphle-le-Château — un nouveau promontoire, encore une hauteur. Comme si son travail avait besoin de respirer, de prendre appui sur l’air, le calme, les siècles. Dans ce village fortifié, il retrouve une communauté d’artistes venus, comme lui, chercher un peu plus que de la matière : un espace intérieur.
Ceux qui franchissent la porte de son atelier en ressortent souvent émus, parfois bouleversés. Car chez Philippe Gancel, la sculpture parle bas, mais elle parle vrai. Maternités, couples, Vierges de tendresse, formes abstraites prêtes à s’élever : toutes racontent la même chose — une lumière intérieure en quête de forme.